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#BLM : s’éduquer grâce à l’audiovisuel

Après le danger sanitaire, c’est une crise civile que nous devons affronter ces derniers temps. Vous l’aurez vu, un peu partout sur les réseaux, les internautes dénoncent le racisme et soutiennent la cause noire : #BLACKLIVESMATTER. De part et d’autres dans le monde, les citoyens se sont réunis pour manifester et crier leur mécontentement et leur exaspération face à cet acte de discrimination, encore bien trop présent.

Si, avec internet, il est devenu de plus en plus facile de s’informer, nous pouvons tout de même constater qu’une bonne partie de la toile, notamment constituée par de plus jeunes internautes, n’avaient pas conscience de l’existence et de l’importance de ce combat, mené depuis des siècles.

Aujourd’hui, à l’instar du fast food ou du fast fashion, le plus grand nombre devient adepte de la fast information : des informations rapides et concises, disponibles sur internet – notamment, sur les réseaux sociaux. Mais il n’est pas évident de traiter ce genre de sujet en quelques lignes.
Heureusement, d’autres supports d’informations ( si l’on puit dire ) nourrissent mieux l’intellect et captivent davantage : entre autre, la musique et la cinématographie.

La sélection de la rédac :

M U S I Q U E

  • Formation de Beyoncé
    Dès le début du clip, la chanteuse se positionne en mettant en scène des inondations causées par l’ouragan Katrina qui a dévasté la Louisianne en 2005, et que le gouvernement américain a négligé. On retrouve d’autres clins d’œils aux actes racistes, notamment à la fin du clip où l’on voit un petit garçon porter une capuche comme celle de Trayvon Martin, jeune américain tué par un agent de surveillance alors qu’il n’était pas armé.

  • Say It Loud – I’m Black And I’m Proud de James Brown
    Le king of soul prend position et exprime haut et fort sa fierté d’être noir avec ce titre, sorti en 1968, année de l’assassinat de Martin Luther King et Bobby Kennedy. Ce titre est néanmoins controversé, car le public ne comprend pas l’ironie de la chorale d’enfants, pour la plupart blancs, qui reprennent le refrain ” I’m black and I’m proud “.

  • Hurricane de Bob Dylan
    A travers ses paroles, Bob Dylan se fait l’avocat de Rubin dit ” Hurricane ” Carter, un champion de boxe afro-américain. Il nous raconte l’histoire d’Hurricane, emprisonné à tort pour un meurtre dont il n’était pas coupable, malgré un manque accablant de preuves.

  • Alright de Kendrick Lamar
    De manière très explicite, les paroles ainsi que le clip de ce protest song dénoncent les rapports violents entre la police américaine et les afro-américains.

  • Water ( if only they knew ) de Kojey Radical
    Le rappeur fait référence, dans ce chef d’oeuvre, à des faits d’actualité teintés de racisme – entre autre, la crise sanitaire de Flint dans le Michigan ( eau contaminée au plomb à cause d’une manœuvre du gouvernement ), ville majoritairement habitée par des minorités. Il évoque aussi la tuerie de masse emportant 9 afro-américains dans une église de Charleston.

  • 16 shots Vic Mensa
    16 balles ont abattu Laquan McDonald. Lors d’un refus d’obtempérer, un officier ouvre le feu sur le jeune homme qui, s’éloignant de la chaussée où il était, ne représentait aucune menace.

  • Zimbabwe de Bob Marley
    Dans cet appel au panafricanisme, Bob Marley apporte son soutient aux guérillas combattant le gouvernement colonialiste de la Rhodésie du Sud, devenue Zimbabwe après la victoire des militants africains. Le Dieu du reggae clame : ” Africans a liberate Zimbabwe “!

C I N É M A

  • 12 years a slave
    Synopsis : Homme noir libre, Salomon Northup vit paisiblement dans l’État de New York aux côtés de sa femme et de ses deux enfants. Un jour, il est approché par deux hommes dont il ne se méfie pas et qui le droguent. Enlevé, destitué de ses droits et de son identité, il est ensuite embarqué sous le nom de Plate dans un bateau en partance pour La Nouvelle-Orléans.
  • Selma
    Synopsis : Mars 1965. Le pasteur Martin Luther King, qui a reçu le prix Nobel de la paix quelques mois auparavant, se rend à Selma, en Alabama, point de départ d’une marche pacifique. Son but : amener le président Lyndon B. Johnson à légiférer pour assurer le droit inconditionnel de vote des Afro-Américains dans les États du Sud. Dans ces États, en effet, alors que la loi leur en donne le droit, la communauté noire ne peut toujours pas voter.
  • When they see us
    Synopsis : Dans la nuit du 19 avril 1989, une jeune joggeuse blanche est retrouvée violée dans Central Park, à New York. Cinq adolescents — quatre Afro-Américains et un Hispanique —, présents sur les lieux au moment du drame, sont arrêtés et condamnés par un jury sur la base d’aveux obtenus sous la contrainte malgré le manque de preuves matérielles lors de deux procès distincts qui se sont tenus dans un contexte de forte tension raciale en 1990. La série suit le procès, le parcours carcéral et la difficile réinsertion des cinq jeunes gens avant que leurs déclarations de culpabilité soient annulées en 2002.
  • The hate u give
    Synopsis : Starr est témoin de la mort de son meilleur ami d’enfance, Khalil, tué par balles par un officier de police. Confrontée aux nombreuses pressions de sa communauté, Starr doit trouver sa voix et se battre pour ce qui est juste.
  • Dear white people
    Synopsis : La vie de quatre étudiants noirs dans l’une des plus prestigieuses facultés américaines, où une soirée à la fois populaire et scandaleuse organisée par des étudiants blancs va créer la polémique. Une comédie satirique sur comment être noir dans un monde de blancs.

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